Critique Off - LA HORDE DU CONTREVENT - une adaptation qui perd son souffle

À Avignon, la compagnie de la Torche bleue s’empare du monument de science-fiction qu’est La Horde du Contrevent d’Alain Damasio. Après l’adaptation magistrale en bande dessinée signée Éric Henninot - dont on attend avec impatience le cinquième tome -, le passage à la scène suscitait une attente légitime. Le spectacle nous entraîne aux côtés de la 34e Horde, lancée à l’assaut de l’origine du vent dans un monde balayé par des forces extrêmes.
Pourtant, cette adaptation peine à restituer ce qui fait la singularité de l’œuvre originale. La poésie, l’inventivité formelle et la richesse lexicale de Damasio se diluent dans une écriture scénique trop linéaire. De même, la puissance visuelle et l’ampleur des paysages, si remarquablement traduites par Henninot, ne trouvent ici qu’un écho limité. Les grandes thématiques du roman - la quête d’un idéal, la force du collectif, l’importance du chemin, la résistance au monde - restent ici largement en retrait, à peine esquissées.
L’intégration de musique live constitue une idée pertinente, apportant par moments une vibration bienvenue, mais elle ne suffit pas à combler l’absence de relief dramatique. Au final, le spectacle intéressera surtout les lecteurs du roman désireux d’en prolonger l’univers, sans en retrouver toute la force.
Enric Dausset
Pourtant, cette adaptation peine à restituer ce qui fait la singularité de l’œuvre originale. La poésie, l’inventivité formelle et la richesse lexicale de Damasio se diluent dans une écriture scénique trop linéaire. De même, la puissance visuelle et l’ampleur des paysages, si remarquablement traduites par Henninot, ne trouvent ici qu’un écho limité. Les grandes thématiques du roman - la quête d’un idéal, la force du collectif, l’importance du chemin, la résistance au monde - restent ici largement en retrait, à peine esquissées.
L’intégration de musique live constitue une idée pertinente, apportant par moments une vibration bienvenue, mais elle ne suffit pas à combler l’absence de relief dramatique. Au final, le spectacle intéressera surtout les lecteurs du roman désireux d’en prolonger l’univers, sans en retrouver toute la force.
Enric Dausset
Dans le Off
La Horde du contrevent, d’Alain Damasio, adaptation Adrien Artaud, Baptiste de Séverac et Joséphine Maman, mise en scène · Baptiste de Séverac, avec Adrien Artaud, Clara Laenen, Joséphine Maman, Killian Nobilet, Marlène Perriau, Théotime Soufflet, 3T Avignon, 10 Avenue de la Trillade 84000 Avignon, du 4 au 25 juillet, à 18h50