L'ECOLE DES FEMMES - Une Agnès très naïve

Robin Renucci, l’actuel directeur de la Criée, Théâtral National de Marseille, présente L’Ecole des femmes de Molière dans le cadre des fêtes Nocturnes du Château de Grignan. Il a choisi de confier à François Morel, le rôle d’Arnolphe, le triste héros de la pièce, qui par peur d’être trompé par les femmes, jette son dévolu sur une petite fille de 4 ans, qu’il éduque dans l’ignorance des choses de la vie pour s’en faire une épouse fidèle plus tard. Pour cela, il la séquestre sous la surveillance de deux domestiques. Mais cette absence d’éducation ne suffit pas : très naïve, la jeune fille se laisse séduire par un beau jeune homme, Horace, qui passait sous sa fenêtre et va l’éveiller…
Cette comédie traite de l’émancipation des femmes dans une société dominée par les hommes, question très sensible aujourd’hui. Certaines versions rendent Agnès plus maligne que d’autres et attribuent le retournement de situation final à son intelligence. Ici, cela tient plutôt du hasard. Robin Renucci fait d’Agnès une jeune fille totalement innocente et très peu éduquée. Farouche comme un petit animal sauvage, ses décisions sont dictées par ses pulsions. L’amour qu’elle ressent pour Horace est avant tout physique. De même que son dégoût pour Arnolphe. La portée de la pièce s’en trouve affaiblie. Malgré le jeu très intense et nourri de François Morel, excellent, l’énergie communicative de François Deblock en Horace et les pitreries, parfois grossières, des domestiques, cette Ecole des femmes ne fera peut-être pas école...
Hélène Chevrier
L’École des femmes, de Molière, mise en scène Robin Renucci, avec Juliette Cahon, François Deblock, François Morel, Luc-Antoine Diquéro (remplacé par Robin Renucci), Sven Narbonne, Igor Skreblin, Chani Sabaty
Fêtes nocturnes de Grignan, 04 75 91 83 65, jusqu’au 22/08
Cette comédie traite de l’émancipation des femmes dans une société dominée par les hommes, question très sensible aujourd’hui. Certaines versions rendent Agnès plus maligne que d’autres et attribuent le retournement de situation final à son intelligence. Ici, cela tient plutôt du hasard. Robin Renucci fait d’Agnès une jeune fille totalement innocente et très peu éduquée. Farouche comme un petit animal sauvage, ses décisions sont dictées par ses pulsions. L’amour qu’elle ressent pour Horace est avant tout physique. De même que son dégoût pour Arnolphe. La portée de la pièce s’en trouve affaiblie. Malgré le jeu très intense et nourri de François Morel, excellent, l’énergie communicative de François Deblock en Horace et les pitreries, parfois grossières, des domestiques, cette Ecole des femmes ne fera peut-être pas école...
Hélène Chevrier
L’École des femmes, de Molière, mise en scène Robin Renucci, avec Juliette Cahon, François Deblock, François Morel, Luc-Antoine Diquéro (remplacé par Robin Renucci), Sven Narbonne, Igor Skreblin, Chani Sabaty
Fêtes nocturnes de Grignan, 04 75 91 83 65, jusqu’au 22/08