LA COMÉDIE DE CLERMONT, SCÈNE NATIONALE

THÉÂTRE

La bobine de Ruhmkorff 

Texte, jeu et mise en scène Pierre Meunier
Du mardi 14 au vendredi 17 octobre à 20:30
Maison de la culture, salle Boris-Vian
Durée 1 heure 15
Pierre Meunier est un artiste atypique, créateur, bricoleur, triturant le langage comme il manipule les mécanismes. Loin d’une narration traditionnelle, il s’aventure dans un vagabondage fait de bric et de broc à la fois poétique et cru. Pour cela, Pierre Meunier s’appuie sur cette bobine, invention du début du siècle permettant de transformer une énergie de faible intensité en décharge pouvant atteindre 60 000 volts. Entouré de machines, seul sur scène, il explore la question du sexe, du désir, du nécessaire rapport à l’autre en s’appuyant sur la matière, comme autant d’occasion de dérailler, d’expérimenter, de tester et de nous montrer que le banal peut conduire au fulgurant.

Je redeviens cet homme nu - création
D’après Georges Hyvernaud
Conception Céline Pouillon
Création en résidence a Clermont-Ferrand
production la comédie de Clermont-Ferrand

L’équipe artistique sera en résidence du lundi 20 au mardi 4 novembre à la maison de la culture.
Mardi 4, jeudi 6, vendredi 7 et samedi 8 novembre à 20:30
Maison de la culture, salle Boris Vian
Durée 1 heure 40
Mort depuis 30 ans, Georges Hyvernaud a laissé des œuvres injustement méconnues, peu à peu réhabilitées, notamment La Peau et les os, récit de sa captivité pendant la Seconde Guerre mondiale. La metteur en scène Céline Pouillon, bouleversée par le texte, décide de le porter au plateau, avec toujours ces interrogations : que fait-on de ses souvenirs captifs lorsqu’on revient dans le monde des vivants ? Quels sont les dommages collatéraux ? Céline Pouillon compose une partition à trois voix. Elle mêle des extraits de deux textes de l’auteur (La Peau et les Os et Lettre à une petite fille) dits par deux acteurs : Stanislas Nordey est la voix d’Hyvernaud,  Julie Pouillon est à la fois la mère et la fille de l’auteur, figures fantomatiques et omniprésentes. À cela s’ajoute la musique de Serge Teyssot-Gay (ex Noir Désir) lui-même auteur d’un album autour des textes de Georges Hyvernaud.

Platonov
D’Anton Tchekhov
Collectif Les Possédés
Création 2014
Coproduction la comédie de Clermont-Ferrand

Du mercredi 19 au vendredi 21 novembre à 20:00
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée annoncée 3 heures 30 (avec entracte)
Platonov est une pièce de jeunesse d’Anton Tchekhov, écrite alors qu’il avait seulement 18 ans. On y découvre Anna Petrovna, jeune veuve, qui invite chaque été un groupe d’amis en villégiature dans sa maison de campagne. Parmi eux, Platonov, d’un abord agréable et rieur, est en fait manipulateur et cynique, un personnage ambigu, qui semble sombrer vers le désespoir. Cet être à la fois répugnant et attirant est celui par qui le drame arrive.
Le Collectif Les Possédés (présents la saison dernière avec Tout mon amour et Loin d’eux) s’empare de ce texte, pour en extraire le romantisme, le désir, l’humour, et raconter « ce rien qu’est la vie ». Tout en sobriété, la mise en scène de Rodolphe Dana veut dépouiller le texte pour le faire résonner à nouveau. Pour cette création, la comédienne Emmanuelle Devos est à leurs côtés.

Un jour 
Conception et mise en scène Massimo Furlan et Claire de Ribaupierre
Création 2014
Mercredi 3 et jeudi 4 décembre à 20:30
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée 1 heure 30 environ
Au départ de cette création, la rencontre du metteur en scène Massimo Furlan et de Jane Birkin : Un Jour est fait pour elle mais sans elle. L’image est le langage premier de Massimo Furlan, également connu pour ses performances (notamment celle où il rejoue seul la finale de la Coupe du monde de football de 1982). Et ses images sont avant tout des visions, surgissements de la mémoire, de souvenirs oubliés. À sa manière, en multipliant les points de vue, en utilisant la vidéo, Massimo Furlan explore notre relation à la mort, à l’absence, à la disparition. Pour cela, point de récit, ou de personnages identifiés, mais des images suspendues, hantées, fascinantes et hypnotiques, pour plonger au cœur de nous-mêmes et se demander comment les absents habitent notre mémoire. Comment communiquer avec eux, à travers la peur, les larmes et les rêves ?

Les nègres
De Jean Genet
Mise en scène Robert Wilson
Création 2014
Coproduction comédie de Clermont-Ferrand

Dimanche 14 décembre à 15:00 et lundi 15 décembre à 20:30 
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée non annoncée 
Pour la première fois, la Comédie de Clermont accueille Bob Wilson, créateur inimitable et inépuisable. Danseur, chorégraphe, créateur et metteur en scène de théâtre et d’opéra, il impressionne le monde depuis bientôt 45 ans avec une œuvre aussi protéiforme que foisonnante. La Comédie est coproducteur de sa nouvelle création, d’après Les Nègres de Jean Genet. 
Écrit en 1948, en période de décolonisation, ce texte, qui aborde la question du racisme sur le ton de l’humour, porte en lui le parfum du scandale. Treize comédiens noirs réunis dans un lieu clandestin jouent à la tragédie classique. Construction gigogne, déguisements, masques, jeux de miroirs se multiplient, et font de la pièce un véritable carnaval, une clownerie qui nous perd entre le jeu et le réel, entre le rite et l’improvisation. Les intrigues se succèdent et les situations se renversent dans ce texte vivant et joyeux, porté par une troupe d’acteurs étourdissants de talent.

La mégère apprivoisée
De William Shakespeare
Mise en scène Mélanie Leray
Création 2015
Du mercredi 21 au vendredi 23 janvier à 20:30
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée 2 heures 15 environ
Cette comédie populaire, l’une des premières pièces de Shakespeare, fut peu montée en France. Catherine, l’héroïne, est une jeune femme au tempérament sauvage, dont les réparties tranchantes font fuir les hommes. Petruccio, un aventurier beau parleur, avant tout intéressé par sa dot, la courtise. Survient alors ce que Shakespeare qualifie de « rencontre de deux incendies », tant l’un et l’autre semblent impossibles à dompter. 
Dans cette nouvelle traduction, la pièce est transposée dans les années 60-70 et servie par un casting de choix (Philippe Torreton est Petruccio). Mélanie Leray (reçue à la Comédie en 2012 avec Contractions) entre au cœur de la langue de Shakespeare, tout en questionnant les enjeux de pouvoir, l’oppression et la liberté de la femme. Cette comédie, ironique et moqueuse, nous fait rire de la tyrannie, en démontant les rouages d’une société patriarcale, de ses normes et codes, et de son étonnante théâtralité.

Le malade imaginaire
De Molière
Mise en scène Michel Didym
Création 2015
A partir de 12 ans
Dimanche 22 février à 15 :00, et lundi 23 et mardi 24 février à 20 :30
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée 2 heures 30 environ
L’histoire de l’hypocondriaque Argan est bien connue du public. Régressif, puéril et maniaque, le personnage est au centre de la pièce, véritable monument du théâtre de Molière, dont ce fut la dernière création. 
Michel Didym, metteur en scène connu pour privilégier les écritures contemporaines, ose se confronter à cette grande œuvre qu’il considère comme un aboutissement: c’est tout Molière que l’on retrouve ici, la quintessence de sa langue, au service d’un propos d’une modernité étonnante. Le metteur en scène s’est lui-même reconnu dans le regard sarcastique de cette diatribe contre l’incompétence de la médecine. Servi par des interprètes remarquables (André Marcon est Argan, Norah Krief, en alternance avec Agnès Sourdillon, est Toinette), ponctué d’anachronismes réjouissants, ce Malade imaginaire est loin d’avoir dit son dernier mot et nous donne encore à penser.

Forbidden di sporgersi - création !
D’après Babouillec
Conception et mise en scène Pierre Meunier
Création en résidence a Clermont-Ferrand
Coproduction comédie de Clermont-Ferrand

L’équipe artistique sera en résidence du 14 au 23 février à la maison de la culture.
Du mardi 24 au vendredi 27 février à 20:30
Maison de la culture, salle Boris Vian
Durée 1 heure 45 environ 
Forbidden di sporgersi est inspiré de la rencontre de Pierre Meunier avec une jeune autiste, Babouillec. Travaillant sur la question du langage, l’artiste bricoleur est tout de suite fasciné par la façon dont s’exprime la jeune fille, dont la mère a conçu un système d’écriture, fait de lettres plastifiées, déposées sur un carton blanc.
Les textes de Babouillec révèlent une nécessité vitale, une langue poétique, mystérieuse et singulière. Pour les faire vivre sur scène, Pierre Meunier s’entoure de multiples artistes : musiciens, acteurs, danseurs... Autant de personnalités fortes et différentes qui s’imprègnent de l’imaginaire de Babouillec pour restituer une pièce libre et radicale.

Les particules élémentaires
De Michel Houellebecq
Adaptation, mise en scène et scénographie Julien Gosselin
Du mercredi 4 au vendredi 6 mars à 20:00
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée 3 heures 45 (avec entracte)
Adapter le sulfureux Michel Houellebecq n’est pas chose aisée, tant son écriture polyphonique, désabusée, totale, intimide. Sans révérence démesurée, le jeune metteur en scène Julien Gosselin (27 ans à peine) y voit lui quelque chose « d’éminemment théâtral ». De l’histoire de deux demi-frères que tout oppose, prétexte pour retracer la misère de l’homme occidental civilisé, Julien Gosselin fait un passionnant feuilleton, aux épisodes parfaitement ciselés. Très remarquée lors du festival d’Avignon en 2013, sa bande d’acteurs, saisissante de vitalité, livre le langage si particulier de Houellebecq avec force et fluidité, pour mieux atteindre le spectateur. 

En attendant Godot
De Samuel Beckett
Mise en scène Jean-Pierre Vincent
Création 2015
Du mardi 28 au jeudi 30 avril à 20:30
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée 1 heure 30 environ
L’intrigue de ce classique du théâtre se résume en peu de mots. Deux vagabonds sur scène, dans un non lieu, à la tombée de la nuit, attendent Godot. Pour que le temps passe, les deux amis tentent de trouver des distractions. Pourtant, en 1948, l’auteur Samuel Beckett fit scandale avec cette pièce, véritable entreprise de destruction du théâtre bourgeois.
Le metteur en scène Jean-Pierre Vincent, ancien directeur du Théâtre National de Strasbourg et du théâtre des Amandiers, se saisit de cette œuvre, pour lui ôter son étiquette de « théâtre de l’absurde » et lui redonner sa force de provocation. Rien n’est morose, tout est acte de résistance dans cette pièce écrite au sortir de la Seconde Guerre mondiale, après la débâcle et les charniers. Pour réinvestir ce chef-d’œuvre, Jean-Pierre Vincent a choisi avec soin ses compagnons de route : Frédéric Leidgens, Alain Rimoux, Abbes Zahmani. 

Toujours la Tempête
Texte de Peter Handke
Mise en scène Alain Françon
Création 2015
Coproduction comédie de Clermont-Ferrand

Mardi 5 et mercredi 6 mai à 20:00
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée 3 heures 15 (avec entracte)
Toujours la Tempête, pièce publiée en 2010, s’inscrit dans la continuité des grands textes au souffle épique de Peter Handke (dans la lignée notamment de Par les villages, accueillie par la Comédie la saison dernière, dans la mise en scène de Stanislas Nordey). Dans cette succession de monologues alternés, sept personnages surgissent du passé et racontent leur histoire, depuis 1936, chaque voix conservant sa singularité. Récit d’une tragédie familiale en 5 actes, marquée par la guerre, la pièce est aussi l’épopée du peuple slovène, de sa résistance, de sa souffrance pendant l’occupation nazie. Pour ce texte, Peter Handke a reçu le prestigieux prix Mulleim du meilleur auteur dramatique.
Le metteur en scène Alain Françon, ancien directeur de deux centres dramatiques nationaux et du Théâtre de la Colline, a montré son amour des grands textes (Edward Bond, Tchekov, qui lui valurent deux Molière de la mise en scène) et ne pouvait qu’être fasciné par un tel drame, camouflé au cœur d’un récit dense. Des interprètes à la mesure de ce texte seront sur scène : Dominique Reymond (vue à la Comédie dans La Mouette d’Arthur Nauzyciel, en 2012), Dominique Valadié et Laurent Stocker de la Comédie-Française.

Germinal
Conception Halory Goerger et Antoine Defoort
Du mercredi 20 au vendredi 22 mai à 20:30 et du mardi 26 au vendredi 29 mai à 20:30
Cour des Trois Coquins, salle Samuel Beckett
Durée 1 heure 15 
Sur scène, quatre individus confrontés à l’espace vierge d’un plateau de théâtre. Tout est à réinventer, mais par où commencer ? Méthodiquement, les habiles explorateurs définissent, expérimentent, découvrent. Les plasticiens Antoine Defoort et Halory Goerger mêlent mathématique, poésie et humour pour composer un raccourci de l’évolution du monde et se heurtent à des problèmes aussi absurdes que fondamentaux, provoquant rire et étonnement. Avec pas grand chose et un peu de bricolage, ces vrais-faux naïfs font tout un monde.

Le jeu de l’oie du spectacle vivant
Installation-Performance de Julien Fournet
Tous les jours à 19:30 et 22/00 —durée 30 min
Cour des Trois Coquins salle Madeleine—Renaud
Places limitées, réservation indispensable
À destination des personnes qui souhaitent éprouver les vicissitudes et les atermoiements qui jalonnent le parcours d’une création.

DANSE

M¡ longa
Chorégraphie et mise en scène Sidi Larbi Cherkaoui
Du mercredi 5 au vendredi 7 novembre à 20:30
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée 1 heure 30 
Toujours à la recherche de nouvelles rencontres, le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui s’est naturellement tourné vers le tango, cette danse où la confiance entre les danseurs est exacerbée. Il se plaît à en détourner la virtuosité dans un spectacle qui ne renie pas les clichés, les figures imposées mais les utilise pour aller plus loin. Sur scène, cinq couples de danseurs de tango virtuoses, et deux danseurs contemporains forment des tableaux énergiques et enivrants, où les duos se font se défont, les couples de filles rencontrent des trios de garçons, les corps se combinent autrement, se délient. Le vocabulaire contemporain et le tango se mêlent, sans aller l’un contre l’autre, pour rendre vie à un héritage culturel, avec un immense respect.

Gymnopédies 
Henri Michaux : mouvements

Chorégraphie Marie Chouinard
Vendredi 28 novembre à 20:30
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée 1 heure 20 avec entracte 
Gymnopédies  (30 minutes); Henri Michaux : Mouvements (35 minutes)
La chorégraphe québécoise Marie Chouinard se plaît à inventer à chaque création un univers qu’elle investit totalement de sa danse virtuose et de sa gestuelle vigoureuse. Les deux œuvres présentées dans ce programme sont de fait très différentes et nourries d’inspirations presque opposées. La première est un court ballet architecturé pour dix danseurs sur les Gymnopédies de Satie, ces œuvres pour piano, légères mais atypiques, qui bravent délibérément de nombreuses règles de la musique classique. La seconde pièce est l’incarnation physique des dessins du poète Henri Michaux – également projetés en arrière-plan – que les danseurs reproduisent sur scène, telle une calligraphie vivante et mouvante. Ce qui rapproche ces deux créations, c’est le travail, incessant, obsessionnel, mené par Marie Chouinard sur le langage et le corps.

Rêverie
Chorégraphie Morena Nascimento
A 17 centimètres
Jorge Puerta Armenta
Créations françaises
Production la comédie de Clermont-Ferrand

Du mardi 16 au vendredi 19 décembre à 20:30
Maison de la culture, salle Boris Vian
Durée 1 heure 30 environ
À sa mort en 2009, Pina Bausch laisse une troupe orpheline à Wuppertal, des danseurs qu’elle a inspirés et nourris de son influence. Ces interprètes s’expriment aujourd’hui en leur nom propre.

> Rêverie 
Conception et chorégraphie Morena Nascimento
Rêverie, duo entre la danseuse Morena Nascimento, danseuse de Pina Bausch, et l’actrice Carolina Bianchi, est inspiré des photomontages sur les rêves de l’artiste Grete Stern. Mêlant envols et ruptures, ce duo brouille les frontières entre théâtre et danse, avec une énergie ironique, qui n’est pas sans rappeler celle des ballets de Wuppertal.

> A 17 centimètres 
Conception Jorge Puerta Armenta
Sur scène, un homme, le danseur Pao Aran Gimeno, se trouve au tournant de sa vie, face à la douleur de la métamorphose. Il explore ce changement, s’y jette à corps perdu dans une danse ultra physique et expressive. Son corps fin, mis en jeu, sans retenue, se plie à toutes les torsions, ses membres semblent désarticulés tandis qu’il s’élance, sans limites, dans cette danse absolue. Au son d’un tango rétro, il se jette au sol, s’emporte avec fureur pour finalement s’apaiser et continuer de marcher, de flotter à 17 centimètres au-dessus du sol.

Circonférence
De Nicolas Hubert et Michel Mandel
Coûte que coûte
De Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna
à partir de 12 ans
Du mardi 6 au vendredi 9 janvier à 20:30
Maison de la culture, salle Boris Vian 
Durée 1 heure 45 environ

> Circonférence 
Conception Nicolas Hubert et Michel Mandel
Durée 40 minutes 
Un clarinettiste et un danseur nous convient à une fausse conférence. Installés chacun à leur table, ils s’adressent l’un à l’autre sans jamais prendre la parole. Dialogue musical, gestuel, libre où parfois les rôles s’inversent. Une place est laissée à l’imprévu, à l’improvisation. Sans réel raisonnement ou message, la conférence est avant tout un prétexte pour une chanson de geste, gracieuse, rencontre inattendue entre la musique et la danse.

> Coûte que coûte 
Texte d’Élisabeth Gonçalvès
Mise en scène et interprétation Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna
Durée 50 minutes 
La gracile Roser Montlló Guberna et la plantureuse Brigitte Seth forment un duo de comédiennes détonnant. Pour Coûte que coûte, elles interprètent un texte d’Élisabeth Gonçalvès et constatent en chœur que « c’est compliqué, le bonheur, c’est pas facile d’y avoir droit ». Sur scène, les deux femmes rivalisent d’ingéniosité pour tester ce qui peut les mettre en « état de bonheur ».
Entre comique burlesque et gravité légère, elles nous entraînent sans ménagement dans leurs réflexions et expérimentations.

Sacre # 197 / Sacre # 2
Chorégraphie Dominique Brun
Jeudi 15 janvier à 20:30
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée 1 heure 55 
En 2013, on a célébré les cent ans du Sacre du printemps, ballet fascinant et mystérieux. Car, si la musique de Stravinsky subsiste, la chorégraphie de Nijinski, danseur légendaire, a elle totalement disparu, puisqu’elle ne fut ni enregistrée, ni notée. Pourtant, on compte de nombreux Sacres, signés des plus grands chorégraphes (Pina Bausch, Maurice Béjart...)
À partir de la contradiction entre le vide laissé par l’œuvre et la prolifération de ses versions, la chorégraphe Dominique Brun a entrepris une démarche de reconstitution historique méticuleuse de la pièce de Nijinski pour créer Sacre # 2, danse de transe, de groupe (34 danseurs), toute en frises et entrelacs. Elle s’empare également de l’espace libre pour proposer Sacre # 197, la 197ème chorégraphie, créée sur la musique de Stravinsky, une rêverie du Sacre, danse pour six danseurs, évocatrice de survivances saisissantes. Le diptyque présenté à la Comédie permet de revisiter cette Atlantide de la danse, et de la mettre au présent.

D’après une histoire vraie
Chorégraphie Christian Rizzo
à partir de 12 ans
Du mardi 10 au jeudi 12 mars à 20:30
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée 1 heure 10 
Le chorégraphe Christian Rizzo (accueilli à la Comédie en 2014, avec sakinan göze çöp batar) convoque les réminiscences d’un souvenir fugace et émouvant, celui d’un groupe d’hommes accomplissant une danse folklorique. Sa danse, interprétée uniquement par des hommes, prend appui sur des mouvements traditionnels, résidus de gestes folkloriques. Sur le plateau dénudé, chaque danseur tient grâce à l’autre, ils s’élancent
ensemble dans des rondes, tresses, esquisses de pas de bourrée, le groupe creuse le sol et s’élève vers le ciel, sur des rythmiques entêtantes martelées par les percussions de Didier Ambact et King Q4. La chorégraphie, véritable tour de force qui a fait sensation au festival d’Avignon 2013, déborde d’énergies viscérales et communicatives.

Lied ballet
Chorégraphie Thomas Lebrun
Création avignon 2014
Mercredi 18 mars à 20:30
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée 1 heure 10 environ
La musique a toujours tenu une place centrale dans le travail de chorégraphe de Thomas Lebrun, qui dit qu’il n’imagine « pas danser sans musique ». Pour cette création, présentée au festival d’Avignon 2014, il choisit d’explorer deux genres très codifiés, aux motifs reconnaissables : le lied (d’origine germanique, poème chanté par une voix, accompagné par un piano ou un ensemble instrumental) et le ballet, tel qu’on se le représente, pur moment de danse. Car ce qui l’intéresse c’est une danse à vivre et non une danse à penser. Pour cela, Thomas Lebrun se plaît à détourner ces codes, à décaler les conventions, il s’amuse de ces contraintes et joue sur les termes. Sur scène huit danseurs, accompagnés par des musiciens, se laissent aller au plaisir de danser sur ces lieder majestueux, de Berg, Schubert, Malher, marqués par une douceur subtile, romantique, inconfortable et plus sombre parfois, pour composer une partition inédite, toute en finesse et en nuances.

Sutra
Mise en scène, direction et chorégraphie
Sidi Larbi Cherkaoui
Vendredi 27 et samedi 28 mars à 20:30
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée 1 heure
De rencontre en rencontre, le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui crée un parcours atypique et étonnant. Ainsi, il a créé Sutra lors d’un séjour en Chine, avec des moines Shaolin, et puise dans leur discipline millénaire pour inventer un spectacle à leur mesure, comme un livre qui serait le commencement de tout. Certes, les exploits physiques de ces danseurs-guerriers sont impressionnants, mais il se dégagent d’eux une sérénité et une confiance rare, magnifiées par la scénographie du plasticien Antony Gormley. La danse distordue de Cherkaoui, grand fan de Bruce Lee, se trouve apaisée à leur contact, elle se fait plus aérienne, comme une lévitation bienvenue dans un temps bousculé.

May B
Chorégraphie Maguy Marin
Mercredi 1er et jeudi 2 avril à 20:30
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée 1 heure 30 
Créé en 1981, May B est un monument de danse contemporaine, pièce atemporelle et intemporelle, toujours saisissante. La chorégraphe Maguy Marin s’est inspirée de l’univers de Samuel Beckett pour construire cette chorégraphie tellurique, mythique, véritable « exploration des mouvements empêchés mais nécessaires ». Des danseurs aux visages blafards, aux épaules voûtées forment un amas humain, qui tente de cohabiter tant bien que mal, vaille que vaille. Ce joyau du répertoire abolit l’habituelle distinction entre danse et théâtre. Les visages plâtreux des danseurs se trouvent plongés dans l’absurdité de la vie, grimaçant, ils se meuvent en cadence suivant un même rythme, s’affrontent, les corps contraints se frottent les uns aux autres. Cette gestuelle ramassée, faite de gestes millimétrés, multiplie les points d’impact, à un rythme soutenu, pour nous laisser sonnés et bouleversés.

Still Current
Chorégraphie Russel Maliphant
Mardi 12 mai à 20:30
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée 1 heure 30  (avec entracte) 
Russell Maliphant est un chorégraphe atypique, partenaire de prédilection de la danseuse Sylvie Guillem. Danseur d’origine canadienne, de formation classique, il s’oriente vers la danse contemporaine, travaillant avec passion au mariage du mouvement et de la lumière. Pour ce faire, il collabore avec un éclairagiste exceptionnel : Michael Hulls.
Still Current est un programme de cinq pièces très différentes (solos, duos et trios) pour une danse en clair-obscur, mariant énergie et amplitude, douceur et performance. La gestuelle de Maliphant, classique à la base, se nourrit de multiples influences ; le yoga, la capoeira, les arts martiaux pour trouver finalement une synthèse entre sérénité et prise de risque. Il nous donne une véritable leçon d’équilibre, mettant le corps dansant dans une plénitude sans emphase.

Contact 
Mise en scène et chorégraphie
Philippe Decouflé
Création 2014
Du jeudi 28 au samedi 30 mai à 20:30
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée 1 heure 30 environ
Philippe Decouflé, habitué de la Comédie de Clermont, nous emmène dans les coulisses de la création d’un spectacle, depuis l’idée originelle jusqu’à la représentation, en passant par les temps de répétitions. Nous suivons une bande d’artistes au travail, face aux aléas et imprévus qui surgissent tout au long du processus créatif. Le chorégraphe parle de son expérience, de sa vie d’artiste, mais se plaît à déformer la réalité et nous permet de visiter l’envers du décor. Pour cette pièce, Philippe Decouflé s’est associé à des compagnons de longue date, parmi lesquels le comédien Christophe Salengro, mais aussi de nouveaux venus, âgés de 20 à 60 ans. Ces interprètes touchants subliment les rapports humains dans un dispositif scénique mêlant vidéo et musique live, ludique et surprenant, comme toujours chez Decouflé, créateur passionné d’image(s).

MUSIQUE

Lâchez tout !
Conception et mise en scène François Sarhan 
à partir de 12 ans
Mercredi 12 novembre à 20:30
Maison de la culture, salle Jean Cocteau 
Durée 1 heure 30 
Ce ciné-spectacle d’inspiration surréaliste (le titre est inspiré des mots d’André Breton « Lâchez votre femme, lâchez votre maîtresse. Lâchez vos espérances et vos craintes »)  est un collage sur l’impossibilité de l’utopie et l’importance des idées pour, peut-être, transformer le monde. Faisant montre d’un enthousiasme contagieux, sans cloison aucune, François Sarhan, à la fois musicien, auteur, compositeur, propose un moment dadaïste, échafaudage complexe, échappant à toute définition préformatée. Sur scène, l’ensemble écossais Red Note, accompagné de bruiteurs et d’un comédien, suit les aventures de Bobok, héros d’un film muet projeté en arrière-plan. Cette œuvre multidisciplinaire nous plonge dans un univers singulier, entre Tati et Terry Gilliam, un surréalisme des temps modernes, militant, lumineux, absurde, naïf parfois, mais avec sa part d’ombre et d’inquiétude.

La passion de Simone
Musique Kaija Saariaho
Texte Amin Maalouf
En coréalisation avec le centre lyrique Clermont-Auvergne
Vendredi 14 novembre à 20:30
Maison de la culture, salle Jean Cocteau 
Durée 1 heure 10 
Simone Weil (1909-1943) est l’une des figures les plus fascinante dans l’histoire de la philosophie. Particulièrement brillante, elle s’intéressait notamment aux mécanismes de l’oppression, allant jusqu’à travailler  dans une usine pour dénoncer les conditions de travail des ouvriers. Farouchement indépendante, refusant tout dogmatisme, elle trouve un refuge dans la religion catholique, donnant à sa vie spirituelle une profondeur inouïe. Elle demeura intransigeante, désireuse d’un absolu qui se révéla finalement destructeur. Entièrement dévouée aux autres, elle essaya d’être une sainte, avant de s’éteindre à 34 ans, refusant de se nourrir par solidarité avec la population affamée de la France de Vichy. La compositrice Kaija Saariaho (artiste associée à la Comédie de 2006 à 2010) et son fidèle librettiste Amin Maalouf composent un oratorio à la mémoire de cette femme. L’orchestre et le choeur sur scène prennent part à l’action intimiste, accompagnant une soliste et une comédienne, pour un chemin musical en 15 étapes dans la vie de Simone Weil.

Gainsbourg, poète majeur
Conception Philippe Lerichomme
Avec Jane Birkin, Michel Piccoli et Hervé Pierre de la Comédie-Française
En coréalisation avec la Coopérative de Mai
Dimanche 30 novembre à 18:00
Coopérative de Mai
Durée 1 heure 15 
À quoi ressemble du Gainsbourg quand on oublie la musique pour ne plus faire entendre que le bruissement des mots ? Ces mots si connus, qui ont traversé les générations, de « La Javanaise » au « Poinçonneur des Lilas », on les entend de nouveau, avec plaisir, on s’en délecte jusqu’à plus soif.
Cette soirée, ponctuée des notes d’un piano, nous replonge dans ces mots-là, en belle compagnie. Trois personnalités se sont penchées sur une soixantaine de textes de Gainsbourg. Jane Birkin est là, bien sûr, accompagnée de Michel Piccoli, monstre sacré qui, à 89 ans, ne pouvait manquer pareille fête. Hervé Pierre, enfin, de la Comédie-Française, complète le trio. 

Kanon Pokajanen
Composition Arvo Pärt
Chœur de chambre philharmonique estonien
Mardi 27 et mercredi 28 janvier à 20:30
Église Saint-Genès-Les-Carmes
Durée 1 heure 
L’écriture du compositeur estonien Arvo Pärt est reconnaissable entre toutes : simplicité apparente, rythmique épurée caractérisent son fameux style tintinnabuli, équilibré et scintillant. Kanon Pokajanen est une œuvre majeure du compositeur estonien, commandée pour le 750ème anniversaire de la cathédrale de Cologne, en 1998 et interprétée par un chœur mixte --–  ici le chœur de chambre philharmonique estonien-- –  a capella. Inspiré par le chant grégorien et la polyphonie ancienne, le compositeur s’appuie sur un texte liturgique slave, le Canon de Repentance, pour parler de choses perdues, dans cette musique qui vient de très loin pour nous prouver que « la voix humaine est le plus parfait des instruments ».

Mohabbat
Titi Robin
Mardi 24 mars à 20:30
Maison de la culture, salle Jean Cocteau
Durée 1 heure 30 environ
Le terme « musique du monde » est réducteur pour évoquer Titi Robin, musicien atypique, au répertoire musical très personnel, cherchant une harmonie entre les différentes cultures qu’il côtoie quotidiennement, principalement gitanes et orientales, mêlées à l’environnement occidental. Le joueur de cordes (guitare, oud, bouzouk) a travaillé sur un projet de longue haleine, triptyque naviguant entre l’Inde, la Turquie et le Maroc, autour du répertoire traditionnel, accompagné des musiciens locaux. En assurant la diffusion de sa musique dans chacun de ces pays, Titi Robin veut les restituer au public local.
Mohabbat, terme commun à plusieurs langues, à la signification mélangée (entre « désir », « amour » et « passion »), est la continuité de cette démarche : échappée musicale croisant les cultures indiennes, turques et arabes, la poésie soufi. Sur scène, des musiciens virtuoses manient des instruments rares : sarangi, kaval, guembri... et recomposent un monde scintillant qui ignore les frontières.

Carte blanche a Oscar Bianchi
Avec l’Orchestre d’Auvergne
Jeudi 9 avril à 20:30
Opéra-Théâtre
Durée 1 heure 30 (avec entracte)
En coréalisation avec l’Orchestre d’Auvergne
Oscar Bianchi est un compositeur d’exception, caractérisé une imagination remarquable et un sens aigu de la dramaturgie. Outre son activité de compositeur, il fut conservateur, professeur. De là une insatiable curiosité pour la musique contemporaine, celle qui se fabrique en ce moment.
La Comédie et l’Orchestre d’Auvergne lui laissent carte blanche pour nous dévoiler des œuvres d’aujourd’hui et dessiner un panorama de la musique spectrale. Au programme, quatre compositeurs: Hugues Dufour, Yotam Haber, Fausto Romitelli, Tristan Murail, ainsi qu’une création d’Oscar Bianchi. À noter également, la présence exceptionnelle du jeune soliste, Antoine Tamestit, virtuose de l’alto (Révélation instrumentale aux Victoires de la musique 2007).

CIRQUE

Voleurs de poules
Cirque Romanès
Du mardi 18, mercredi 19, jeudi 20, vendredi 21, mardi 25, jeudi 27 et vendredi 28 novembre à 20:30
samedi 22 et mercredi 26 à 15:00 et 20:30
dimanche 23 à 10:30 et 15:00
samedi 29 à 15:00 et dimanche 30 à 15:00 et 18:00
Relâche lundi 24 novembre
Chapiteau Romanès 
entrée Est maison des sports (rue Lacépède)
Durée 1 heure 30
Seul cirque tzigane en Europe, le cirque Romanès est une histoire de famille, depuis la première guerre mondiale. Alexandre Romanès, joueur de luth et poète, a maintenant repris l’entreprise familiale. Sous le petit chapiteau de la famille Romanès, les numéros de funambules, de jonglage, de corde volante... se succèdent dans une atmosphère familiale et chaleureuse. Ni fauve ni éléphant ici, mais de la musique tzigane endiablée, de la poésie, du merveilleux qui se mêlent autour d’Alexandre Romanès et de son épouse, la belle Délia. Enfants et parents sont sur la piste et exécutent leurs numéros, que l’on dirait presque improvisés tant ils sont spontanés.

« Au paradis, toutes les femmes sont gitanes »
Bal tzigane

Samedi 29 novembre à 20:00
tenue tzigane exigée !
Chapiteau Romanès 
entrée Est maison des sports (rue Lacépède)

Pratique

TDGTDG 
La Comédie de Clermont, scène nationale
80, BD François-Mitterrand, 63000 Clermont-Ferrand


Information : 
04 73 17 01 80 
04 73 29 08 14 
billetterie@lacomediedeclermont.com



Site internet :

lacomediedeclermont.com

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